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Une lampe solaire lancée à l'occasion du Forum économique mondial

Une lampe solaire lancée à l'occasion du Forum économique mondialLittle Sun, une petite lampe alimentée par énergie solaire, a été lancée lundi au Forum économique mondial à Addis-Abeba (Ethiopie) dans le cadre du thème du FEM visant à examiner comment l'art peut contribuer à changer le monde.

L'artiste de premier plan Olafur Eliasson, en collaboration avec l'ingénieur Frederik Ottesen, a développé Little Sun - une œuvre d'art qui s'intègre dans le quotidien - au cours des deux dernières années.

Little Sun fournit une source de lumière "pratique", "abordable" et "sûre" à certaines des 1,6 milliard de personnes qui vivent sans accès à l'alimentation électrique dans le monde entier. Elle permet également selon son concepteur de créer des opportunités d'affaires dans des régions dépourvues de connexion au réseau électrique, générant des profits pour toutes les personnes concernées, à toutes les étapes de la production, distribution, vente et utilisation.

La lampe, de conception durable, polyvalente et en forme de soleil, fonctionne avec un module solaire monocristallin de 6 x 6 cm. Une fois rechargée pendant 4 heures au soleil, Little Sun renvoie 5 heures d'éclairage LED, clair.

"Little Sun est une petite œuvre d'art qui offre une large portée. Elle regroupe différentes parties de mon travail dans la création d'un concept nouveau et significatif. Une partie de l'œuvre est la lampe elle-même et les activités que la lumière permet de réaliser ; l'autre partie est l'intégration réussie de Little Sun au sein de communautés non connectées au réseau d'alimentation électrique - son voyage de la production à l'utilisation " a déclaré Olafur Eliasson.

Le projet Little Sun sera présenté au musée Tate Modern, à Londres, dans le cadre d'une exposition créée spécialement pour le Festival de Londres 2012, le programme culturel qui accompagne les Jeux olympiques 2012 de Londres.

Une lampe solaire lancée à l'occasion du Forum économique mondial

Une exposition de photographies, réalisées par des artistes éthiopiens de premier plan sur les solutions Little Sun pour lutter contre la pauvreté énergétique, sera présentée au cours du Forum : Tehras Berhe, Mihret Kebede, Desta Madere, Merklit Mersha, Michael Tsegaye et Helen Zeru.




EXOSUN réalise avec succès une levée de fonds de 12 millions d'euros

EXOSUN réalise avec succès une levée de fonds de 12 millions d'eurosDans l'objectif de soutenir sa croissance et de renforcer sa structure financière, la société française EXOSUN qui conçoit, développe et réalise des centrales solaires équipées de systèmes de suivi solaire brevetés a réalisé une deuxième levée de fonds d'un montant de 12 millions d’euros.

Présent au capital depuis 2009, Omnes Capital (anciennement Crédit Agricole Private Equity), indique avoir participé à ce tour de table aux cotés de nouveaux partenaires : l'ADEME, Grand Sud-Ouest Capital et Aquitaine Expansion, filiales du groupe Crédit Agricole.

La direction de l'entreprise a qualifié cette opération de structurante. « la confiance renouvelée d’Omnes Capital et l’entrée des fonds régionaux du Crédit Agricole par leurs entités Grand Sud-Ouest Capital et Aquitaine Expansion, nous permettent de renforcer notre lien avec des acteurs locaux et de consolider notre collaboration avec une grande banque, relais de notre développement à l’international » a précisé le Président d’EXOSUN, Frédéric Conchy.

Ces perspectives sont renforcées par l'engagement de l’ADEME - dans le cadre des Investissements d’Avenir - pour qui cette levée de fonds contribue à la création d'une filière industrielle française de conception et de fabrication de systèmes de suivi solaire, à fort potentiel d’exportation.

« L'entrée d'un acteur public dans le capital d'EXOSUN démontre la volonté de l'Etat de miser sur l'innovation et de favoriser l’essor des industriels français », a complèté Frédéric Conchy.

Après deux années de contexte difficile, cette deuxième étape devrait permet à l'entreprise de répondre à ses besoins de croissance : « Grâce au savoir-faire acquis et à son expertise technique, EXOSUN va pouvoir mener en parallèle la consolidation de sa présence nationale et un développement à l'international, tout en préservant son implication dans la R&D et continuer à réduire le coût du kilowattheure solaire », a précisé Frédéric Conchy.




Le nouveau module solaire de Suntech : 305 watts

Le nouveau module solaire de 305 watts de SuntechSuntech Power, le fabricant chinois de panneaux solaires a dévoilé hier son nouveau module haute performance intégrant la technologie SuperPoly, à l'occasion du salon Solar Expo 2012 qui se déroule en ce moment à Vérone en Italie.

Exposé pour la première fois en Europe, le module solaire STP 305-24/Vd d'une puissance nominale de 305 W possède un rendement capable d'atteindre 15,7%, et semble convenir d'après Suntech aux projets de grande taille où l'on cherche à atteindre un coût réduit de l'énergie.

"Le secteur résidentiel est un secteur porteur en Europe, c'est pourquoi, au cours de ces derniers mois, nous avons lancé plusieurs séries de modules adaptés aux petites toitures," a expliqué Jerry Stokes, Président de Suntech Europe. "Le marché commercial est un autre secteur très attractif si l'on considère que, sur de nombreux marchés déjà, l'énergie solaire concurrence aujourd'hui les prix des énergies traditionnelles. Notre module 305 W, qui combine haute efficacité et fiabilité, convient très bien à ce type de projet."

La série de modules de Suntech intégrant la technologie SuperPoly atteint un bon niveau d'efficacité grâce à un procédé de pointe appliqué au traitement des lingots, et qui combine les avantages des wafers de silicium monocristallins (fort rendement) et des wafers de silicium polycristallins (des wafers carrés et une meilleure performance de température), dans un seul et même produit. "Ce processus de production réduit significativement la consommation d'énergie pendant la phase de production des wafers, génère peu de déchets et produit des modules de grande puissance" assure le fabricant chinois.

Avec son grand format, (1956 x 992 mm), ce nouveau module de 72 cellules par 6 pouces possède l'un des plus hauts « facteur de remplissage (fill factors) » de l'industrie. Ceci permet notamment de réduire les coûts d'installation et d'offrir un coût de l'électricité moyen encore plus bas.

La technologie SuperPoly contient peu d'oxygène, ce qui engendre une sortie de puissance stable et une faible dégradation induite de la lumière. Autre caractéristique technique importante de ce module : "la très bonne performance à haute température, qui le rend particulièrement adapté sur des projets situés dans les régions plutôt chaudes".

De plus, les panneaux Suntech présentent une tolérance de puissance positive de 0 à 5 % et ont été conçus pour résister à toutes les conditions météorologiques. Ils résistent à des niveaux de pression du vent de l'ordre de 3 800 Pascal (environ 270 km/h) et à une charge de neige de 5 400 Pascal (environ 55 kg/m²), niveaux qui excédent largement les exigences des normes IEC.

"Ce module est disponible dès maintenant sur l'Europe entière" a fait savoir pour finir Suntech Power.

* La gamme de produits de Suntech offre des garanties de performance de 25 ans et de fabrication de 10 ans.




Photovoltaïque : 3ème source d'énergie renouvelable dans le monde

Photovoltaïque : 3ème source d'énergie renouvelable dans le mondeL'Association Européenne de l'Industrie Photovoltaïque (EPIA) a publié une analyse sur les "Perspectives du marché mondial du photovoltaïque jusqu'en 2016", montrant notamment que l'Italie et l'Allemagne resteront des marchés européens clés.

Ainsi, l'électricité solaire photovoltaïque (PV) a continué de croître d'une façon 'remarquable' en 2011, au milieu d'une crise financière et économique, et alors même que l'industrie photovoltaïque est entrée dans une phase de consolidation. Comme cela a été le cas dans la dernière décennie, les marchés photovoltaïques ont progressé plus rapidement que les estimations prévisionnelles à la fois en Europe et dans le reste du monde.

Dans son dernier rapport, l'EPIA a évalué les marchés européens et mondiaux du photovoltaïque en 2011, et a réalisé des prévisions pour les cinq prochaines années. L'étude est basée sur une analyse interne des données provenant des membres de l'industrie, des associations nationales, des organismes gouvernementaux et des compagnies d'électricité.

Les principales conclusions du rapport pour 2011 sont les suivantes :

- 29,7 GW de systèmes photovoltaïques ont été raccordés au réseau en 2011, en hausse de de 16,8 GW par rapport à 2010. En termes de systèmes PV installés, les chiffres donnent une estimation de 24,7 GW au minimum pour 2011, contre un maximum de 21,8 GW pour 2010.


- Avec environ 70 GW de capacité installée dans le monde, le photovoltaïque devient la troisième source d'énergie renouvelable la plus importante en termes de capacité installée au niveau mondial, après l'énergie hydraulique et l'énergie éolienne.


- 21,9 GW d'installations photovoltaïques ont été raccordées au réseau en Europe, l'année dernière, contre 13,4 GW en 2010. L’Europe représente encore une part prépondérante du marché mondial du photovoltaïque, avec 75% de nouvelles capacités en 2011.


- L’Italie est devenu le premier marché PV en 2011, avec 9,3 GW de PV raccordés, suivie de l'Allemagne avec 7,5 GW. L’Italie et l'Allemagne ont représenté à eux 2 près de 60% de la croissance du marché mondial au cours de l'année écoulée.

Photovoltaïque : 3ème source d'énergie renouvelable dans le monde

- Hors de l'Europe, c'est la Chine qui a remporté la palme en devenant le 1er marché PV en 2011, avec 2,2 GW de puissance installée, suivie des USA avec 1,9 GW.

Photovoltaïque : 3ème source d'énergie renouvelable dans le monde

Cependant, un taux de croissance à un tel rythme ne peut durer éternellement a prévenu l'EPIA. "A court terme, l'industrie photovoltaïque est touchée par une période d'incertitude ", a déclaré le Dr Winfried Hoffmann, Président de l'EPIA. "Mais sur une période à long et moyen termes, les perspectives de croissance demeurent robustes et bonnes. Les résultats de 2011 - et même les perspectives pour les prochaines années - montrent qu'avec des conditions politiques appropriées, le photovoltaïque peut continuer sa progression vers la compétitivité dans les marchés clés de l'électricité et devenir une source d'énergie dominante."

Le rapport intégral est téléchargeable ICI




EPFL : les panneaux solaires fleurissent sur le campus suisse

EPFL : les panneaux solaires fleurissent sur le campus suisseLe parc solaire Romande Energie-EPFL continue de croître sur les toits du campus, car désormais, ce sont près de 1.300 mégawattheures qui seront produits chaque année.

La seconde étape des travaux est terminée. Les deux tiers du parc solaire Romande Energie-EPFL sont désormais déployés sur les toitures du campus. Avec une production estimée à près de 1.300 mégawattheures par année, le parc comprend non seulement des installations classiques, mais aussi des technologies novatrices, comme par exemple une paroi solaire verticale, ainsi que trois toitures galbées couvertes de cellules flexibles. La troisième et dernière étape de construction commencera cet été.

Ce ne sont pas moins de 1.600 mètres carrés de cellules solaires flexibles qui ont été installés sur les toits arrondis des trois bâtiments AA. Une véritable fierté pour l'Ecole. Produits en Suisse par Flexcell, ces panneaux souples et adaptables trouvent leur origine dans le laboratoire de photovoltaïque et couches minces électroniques de l'EPFL, dirigé par Christophe Ballif.

EPFL : les panneaux solaires fleurissent sur le campus suisse

Les surfaces verticales font également leur apparition dans le monde du photovoltaïque. Sur les toits du bâtiment AI, Romande Energie et l'EPFL ont choisi d'habiller de cellules solaires la façade sud d'une longue gaine technique. La technologie est produite par l'allemand Schott. « C’est une magnifique démonstration d’intégration architecturale, a expliqué Francis-Luc Perret, Vice-président de l'EPFL, "et les premières mesures de production sont très prometteuses, ce qui ouvre un nouvel axe de déploiement pour le photovoltaïque »

L'EPFL présente une architecture caractérisée par des toits plats, idéale pour l'emplacement de panneaux solaires. De plus, les couvertures des parkings ainsi que celles des cheminements piétonniers complètent cette surface disponible pour l'implantation.

EPFL : les panneaux solaires fleurissent sur le campus suisse

Le projet ESOPP prévoit donc une centrale d'une surface totale de 20.000m2 et d'une puissance de 2 MW, ce qui correspond à 3% des besoins de l'EPFL en électricité.

D'ici à la fin de l’année la troisième phase des travaux sera achevée, faisant du parc solaire Romande Energie-EPFL l’un des plus grands de Suisse. La plus grande centrale de Suisse étant actuellement celle de Berne, sur le stade de Suisse, avec une puissance de 1.3MW.

Conformément aux objectifs, il produira près de 2.000 mégawattheures par année – pour une surface plus modeste que prévue. « Nous avions dimensionné le projet avec l’état de l’art de 2008, or le rendement par mètre carré a augmenté de manière spectaculaire », a noté Francis-Luc Perret. Un espace dédié à la recherche, aux tests de technologies solaires innovante et à l'information complètera l'offre d'ici l'automne.




Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteint

Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteintEn tenant compte des territoires d'outre-mer, la France dispose à fin mars 2012 d'un parc photovoltaïque raccordé au réseau de l'ordre de plus de 3 000 MW (dont 2.672 MW en métropole), soit une progression marquée de 14% par rapport à fin 2011.

En s'appuyant sur les données d'ErDF (filiale d'EDF chargée de la distribution de l'électricité) et d'EDF SEI (filiale d'EDF dédiée à la Corse et aux Dom-Tom), Enerplan précise que le volume raccordé durant le 1er trimestre 2012 est "en cohérence avec celui de l'ensemble de l'année 2011, même si le volume baisse continuellement depuis le 3ème trimestre 2011". Ainsi, le parc métropolitain raccordé fin mars 2012 atteint 2.672,2 MW, en croissance de 15%.

La situation de la Corse et des ultramarines ont également progressé de 5,48%, pour quasiment atteindre 340 MW raccordés. 17,64 MW ont été raccordés aux réseaux insulaires au 1er trimestre 2012 contre 38,27 MW au trimestre précédent. La progression du parc raccordé se poursuit à un rythme moins soutenu.

Les demandes en attente de traitement au niveau national


Suite au moratoire (Décret du 9 décembre 2010) qui a conduit à une baisse de 45% de la file d'attente ErDF en métropole au premier trimestre 2011, celle-ci a continué de décroître : -4,83% au 2ème, -13,2% au 3ème et enfin, -2,71% fin 2011. Pour le 1er trimestre 2012, elle décroît de -7,12%, et représente 1 439 MW.

En parallèle, la file d'attente en Outre-mer s'est réduite de près de 14,47% au cours du dernier trimestre, après une baisse de l'ordre de 30% au 3ème trimestre, 7% au 2ème trimestre, 46,2% au 1er trimestre. Elle représente 142 MW à fin mars.

Au niveau national, la file d'attente à la fin du 1er trimestre représente donc une puissance de 1.581 MW.

Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteint

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Le parc raccordé par région

Avec une croissance métropolitaine de l'ordre de 15%, toutes les régions métropolitaines voient leur parc raccordé augmenter. Les tendances de croissance sont disparates, autour de 4% en Île de France et dans l'Est, jusqu'à plus de 30% en Manche Mer Nord et Auvergne Centre Limousin (35,18%).

Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteint

Pour les situations en Corse et Outre-mer, la croissance atteint à peine 5,5% au cours du 1er trimestre (contre 13,5% au dernier trimestre 2011, 33,75% au 3ème trimestre et 6,77% au 2 ème trimestre 2011). La Corse et la Martinique enregistrent une croissance supérieure à 11%. La Guadeloupe progresse de 5,65%, les autres régions voient leur parc raccordé stagner (ou presque).

Evolution du raccordement par tranche de puissances (kWc)

En métropole, les segments ayant fait l'objet d'une forte croissance au cours du dernier trimestre sont ceux des installations de 6 à 9 kW (+32%) et tous les segments d'installations supérieures à 100 kW (entre +19 et +31%).

Parc photovoltaïque français : le seuil des 3.000 MW a été atteint

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Concernant la file d'attente, seuls les segments ci-après font l'objet d'une croissance positive, et ils correspondent à certains seuils fixés par les conditions de l'arrêté tarifaire :


- de 3 à 6 kW, la file d'attente croît de 32% ;

- de 6 à 9 kW, la file d'attente croît de quasi 69% ;

- de 36 à 100 kW la file d'attente croît de 17,4%.

Le potentiel de raccordement

D'après Enerplan, le parc métropolitain aurait atteint un potentiel de plus de 4.112 MW, et de près de 482 MWc en Corse et Outre-mer, soit un potentiel total de plus de 4.590 MWc (en progression de 5,83% par rapport à fin 2011, et de plus de 27,5% au potentiel à fin mars 2011) dans le cas où toutes les demandes en attente de raccordement auraient abouti à des installations réelles.

Sur ce potentiel, plus de 28% est constitué de projets > 36 kVa situés en file d'attente (1.309 MW en métropole), en métropole. Ils correspondent, entre autres, aux projets ayant échappé à la suspension de l'obligation d'achat prévue par le décret de décembre 2010. Cependant, nombre d'entre eux doivent maintenant être mis en service au plus tard le 1er juin 2012.

[ Télécharger le rapport complet ENERPLAN : ici ]




Jinkosolar dévoile ses modules solaires 2ème génération au SolarExpo

Jinkosolar dévoile ses modules solaires 2ème génération au SolarExpoClassé sixième fabricant mondial de produits solaires cristallins*, le chinois JinkoSolar a annoncé hier le lancement de sa 2ème génération de modules photovoltaïques en avant première, à l'occasion de l'évènement SolarExpo qui se déroule en Italie.

Plus légers et plus fins que les modules traditionnels, ces nouveaux modules de seconde génération disposent d'un nouveau design ergonomique pour une installation "plus rapide et efficace".

Avec une réduction allant jusqu'à 1,5 kg de son poids total, et une épaisseur de seulement 20 mm (contre 35 mm en moyenne dans l'industrie, soit une réduction de 15 mm), ces panneaux sont disponibles en versions mono et polycristalline, et leur efficacité peut atteindre une puissance de 260 Watts (sur une base de 60 cellules).

"L'introduction de la 2ème génération est le résultat d'un vaste programme de Recherche & Développement dédié à l'amélioration continue de l'efficacité et de la qualité de nos produits, afin de satisfaire toujours plus l’exigence de nos clients à travers le monde. La haute performance de nos produits alliée à une totale maîtrise des coûts symbolisent la puissante capacité d'innovation de JinkoSolar, toujours à la pointe" a indiqué Arturo Herrero, Chief Marketing Officer de JinkoSolar.

Une nouvelle gamme aux fonctions innovantes :

► Légèreté (réduction de 1.5 kg sur le poids total)
► Finesse (réduction de 15 mm sur l'épaisseur totale)
► Optimisation du cadre avec angles arrondis
► Remplacement du mécanisme de verrouillage pour une installation plus aisée
► Réduction de la taille de la boîte de jonction pour des fonctionnalités améliorées

Tous les modules JinkoSolar sont équipés d'un verre antireflet auto-nettoyant pour une meilleure efficacité énergétique. Ils ont également récemment été certifiés par le TÜV Rheinland pour leur résistance à l'ammoniac.

"Nous sommes ravis de présenter notre nouvelle gamme de modules pour la première fois en Europe lors de SolarExpo. L'Italie est un marché stratégique que nous suivons avec attention", a précisé pour finir Arturo Herrero, Chief Marketing Officer de JinkoSolar.


* classement IMS Research 2011




Programmes présidentielles : quelle place pour l'énergie solaire ?

Programmes présidentielles : quelle place pour l'énergie solaire ?Dominique Le Baron, Responsable Marketing Solaire chez SCHOTT France a décrypté pour nous les programmes de chacun des 2 candidats à l'élection présidentielle en se basant sur la thématique de la politique énergétique.

Des promesses, toujours des promesses ?

Après la définition d'une politique généreuse et d'objectifs ambitieux par Jean-Louis Borloo dans le cadre du Grenelle de l'environnement, sous le gouvernement actuel, c'est comme si toute la classe politique faisait machine arrière sur l'environnement et en particulier sur le photovoltaïque, soudainement accusé de tous les maux.

Curieusement l'écologie a été la grande absente des débats présidentiels, y compris en amont du 1er tour. Même Eva Joly a axé ses interventions médiatiques sur des débats sociétaux, oubliant quasiment la mission fondatrice de son parti. Cela ne lui a pourtant pas porté chance ... Nicolas Hulot, écarté par les militants lors des primaires, continue cependant de défendre des valeurs écologiques.

Plus en profondeur, analysons ce qu'il en est des 2 candidats en lice pour le second tour.

Du côté de François Hollande :

A l'occasion du Salon des Energies Renouvelables à Paris, le 5 avril 2012, Laurence Rossignol, Secrétaire nationale à l'environnement du Parti Socialiste soulignait que François Hollande, s'il était élu à l'issue des présidentielles, allait lancer (pendant 1 an !) un grand débat national sur la transition énergétique à compter du 3 juillet 2012. La meilleure façon de repousser les choses pour ne rien faire … avant une longue année.

François Hollande s'est pourtant engagé à respecter les engagements internationaux du pays pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à faire de la France la nation de « l'excellence environnementale ».

Dans ses 60 mesures pour la France, François Hollande confirme sa volonté de baisser la part du nucléaire dans la production électricité de 75% à 50% d'ici à 2025. Cela s'inscrit dans la mouvance européenne d'une sortie progressive du nucléaire ou encore d'une diversification du Mix énergétique, comme le montre les récentes décisions des gouvernements allemand, italien et suisse, qui devraient faire école en Autriche et en Belgique. François Hollande compte ainsi fermer Fessenheim, la plus ancienne centrale française, en exploitation depuis 1977, mais … achever le chantier de l'EPR de Flamanville.

Si nous comparons la France au cas récent de l'Allemagne, une telle baisse du nucléaire dans le Mix énergétique français est pourtant ambitieuse : elle équivaut à la sortie du nucléaire de l'Allemagne en 2022, qui représentait 24% de son Mix énergétique en 2011. Depuis cette annonce de la chancelière Angela Merkel, il y a un an, l'Allemagne importe du gaz russe et a augmenté la production de ses centrales thermiques à charbon, pourtant fortement polluantes en terme d'émissions de CO2 … La transition vers d'autres sources énergétiques propres doit être logiquement programmée en amont pour une mise en œuvre intelligente, tout en douceur.

Le programme présidentiel de François Hollande annonce des économies d'énergies avec « un vaste plan qui permettra à 1 million de logements par an de bénéficier d'une isolation thermique de qualité ». Un bon premier pas pour permettre une réduction de la consommation d'énergie. Pour la production énergétique de remplacement, en revanche, aucune ligne directrice sur l'évolution des tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque ou encore sur les appels d'offres n'apparait dans son programme. Seules de vagues propositions pour la filière photovoltaïque [http://francoishollande.fr/dossiers/energie-solaire-sortir-de-l-impasse-2/] sont mises en avant :

► Mettre en place un cadre réglementaire stable et transparent qui favorise le développement de la filière industrielle du photovoltaïque en France et en Europe.

► Créer un fonds de capital-investissement dédié aux énergies renouvelables au sein de la future Banque publique d'investissement. Il servira à soutenir l'innovation et les entreprises qui s'engageront dans la filière. Faire émerger des leaders mondiaux du secteur.

► Favoriser l'achat de panneaux européens en orientant les financements, les aides publiques et les allégements fiscaux vers les entreprises qui feraient ce choix.

Du côté de Nicolas Sarkozy :

En novembre 2010, Nicolas Sarkozy, après avoir nommé Nathalie Kosciusko-Morizet au Ministère de l'Ecologie, du développement durable, sur des dossiers qu'elle connaissait bien, s'est employé à détruire la filière photovoltaïque sous le motif qu'elle était sujette à la spéculation. S'il est légitime de vouloir maîtriser les coûts d'une énergie arrivée à une certaine maturité, il est dommage de vouloir tuer dans l'œuf toute une industrie solaire européenne.

Après un moratoire de 3 mois de décembre 2010 à mars 2011, qui a eu pour effet de donner brusque coup d'arrêt au soutien de la filière photovoltaïque, le dernier arrêté de mars 2011 applique des baisses de tarif d'achat de l'électricité photovoltaïque à un rythme annuel déraisonnable, proche de 20% pour le résidentiel et de 40% pour les autres installations. De plus, il limite l'application des tarifs d'achat aux installations inférieures à 100 kWc.

En parallèle, des appels d'offres ont été mis en place pour les installations photovoltaïques de plus de 100 kWc. Les 1ers résultats pour le 1er appel d'offres sur les projets de 100 à 250 kWc ont été récemment publiés. Parmi les lauréats, 11 sociétés représentent 88% des 218 projets validés. Parmi les 3 premières sociétés, qui cumulent 53% des projets, deux ont des liens forts avec EDF EN (pour l'une EDF EN en est actionnaire, pour l'autre le PDG est un ancien collaborateur de EDF EN). EDF EN est encore une fois le grand gagnant des courses.

Dans la critique formulée par Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'il se vendait essentiellement des panneaux chinois sur le territoire français, le gouvernement n'a pas beaucoup aidé les entreprises européennes. Sauf à avoir annoncé récemment en grande pompe la création d'un tarif d'achat bonifié de 10% sur les panneaux solaires d'origine française, puis européenne. Des premiers critères d'éligibilité ont été définis. L'Elysée s'est fendu d'un communiqué de presse officiel sur son site Internet en mars dernier. Ce tarif bonifié a été ensuite purement et simplement remis en cause, puis a été remis au goût du jour avec d'autres critères.

Créée il y a 30 ans, la PME française Photowatt, autrefois pionnière et fleuron de l'industrie solaire, a tout d'abord licencié 95 personnes en janvier 2011 puis a été placé sous liquidation judiciaire. Elle est sauvée in extremis par une reprise spectaculaire par EDF sous la pression gouvernementale avant la présidentielle. Pourquoi une reprise aussi tardive, alors que la société manque de compétitivité ?

Dés 2007, Nicolas Sarkozy avait annoncé : « Là où nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons le même euro pour la recherche sur les technologies propres. ». En 2010 en France, l'aide publique à la recherche pour le nucléaire civil s'est élevée à 440 M€, celle pour l'ensemble énergies renouvelables+stockage du carbone+ stockage de l'énergie à 340 M€, cachant cependant des disparités : 140 M€ pour l'ensemble biomasse+éolien+énergies marine+solaire, division par 2 pour le photovoltaïque entre 2008 et 2010.

En France, l'énergie nucléaire et plus récemment l'éolien avec le dernier appel d'offres offshore de 3 GW ont été privilégiés, avec la mise en avant de grands groupes industriels nationaux, comme Areva, EDF, Alstom, alors que chacun sait que ce sont avant tout les PME qui sont fortement créatrices d'emploi. Selon l'ADEME, en 2010, 26 000 emplois ont été créés dans la filière solaire photovoltaïque contre seulement 8 400 dans l'éolien.

Grand défendeur du nucléaire, Nicolas Sarkozy affirme vouloir « tenir l'objectif de 23 % de notre consommation finale en énergies renouvelables en 2020. » Le développement durable figure en effet dans le programme de Nicolas Sarkozy… en dernier point. La bagarre des chiffres fait rage. Selon la société française de l'énergie nucléaire (SFEN), le nucléaire aurait créé en France 125 000 emplois directs et selon l'étude de Pricewaterhouse Coopers de mai 2011 - commandée par l'ancienne patronne d'Areva, Anne Lauvergeon - 410 000 emplois au total en tenant compte des emplois « indirects ». En revanche, Cécile Duflot, Secrétaire Nationale d'Europe Ecologie Les Verts, affirmait que le nucléaire représentait « au maximum 140.000 emplois ». Un certain consensus semble établir à 250.000 les emplois dans la filière se répartissant équitablement entre emplois directs et sous-traitance.

La France dispose pourtant du 5ème potentiel soleil d'Europe
, avec un niveau d'ensoleillement plus élevé que l'Allemagne. Cependant, la France a un parc solaire photovoltaïque dix fois moins puissant que celui de l'Allemagne. L'association professionnelle SER souligne que la filière française photovoltaïque a perdu 7 000 emplois en un an, après avoir été fortement créatrice d'emplois depuis 3 ans. Le solaire une énergie chère ? Les panneaux photovoltaïques ont connu une baisse de prix sans précédent de 40 % en moins d'un an, alors que le prix de l'électricité - majoritairement d'origine nucléaire - devrait augmenter de 30 % dans les 5 années à venir.

Suite à la catastrophe de Fukushima, le Japon diversifie son Mix énergétique, avec la mise en place d'une politique incitative de développement du photovoltaïque. La Chine elle-même développe un marché interne pour le photovoltaïque.

Demain, les énergies renouvelables pourront représenter un important gisement d'emplois en France. Selon un récent rapport du Ministère allemand de l'environnement, l'Allemagne comptabilisait 381 600 emplois dans les énergies renouvelables (dont 125 000 emplois dans la filière solaire) fin 2011, contre seulement 94 500 emplois en France en 2010 selon l'ADEME. C'est une chance pour demain. Ne la négligeons pas




Heliatek : nouveau record pour sa cellule solaire organique

Heliatek : nouveau record pour sa cellule solaire organiqueLa firme allemande Heliatek spécialisée dans les films solaires de 3ème génération a annoncé avoir établi un nouveau record mondial concernant l'efficacité de sa cellule solaire organique mesurée à un taux de 10,7% pour une surface de 1,1 cm2.

La clé du succès d'Heliatek résiderait dans le choix des molécules organiques courtes - oligomères - développées et synthétisées dans ses propres laboratoires à Ulm, en Allemagne.

"Heliatek est la seule entreprise solaire au monde qui utilise le dépôt de molécules organiques à basse température, un processus de vaporisation sous vide en rouleau ('roll-to-roll'). Nos cellules solaires sont composées de fines couches nanométriques ultra-pures et d'une grande homogénéité. Cela nous permet de concevoir une architecture capable d'améliorer systématiquement l'efficacité et la durée de vie de nos cellules" a expliqué le Dr Martin Pfeiffer, co-fondateur d'Heliatek.

"La déposition sous vide est déjà largement exploitée par l'industrie OLED. Elle permet de faire évaporer les oligomères pour les recondenser sur le subtrat avec une très grande reproductibilité", a ajouté pour sa part Thibaud Le Séguillon, directeur général d’Heliatek. Ainsi, pour obtenir 1 m2 de cellule photovoltaïque, un seul gramme de matériau semi-conducteur organique suffit

Le processus de fabrication permet à l'entreprise de réaliser une cellule solaire bicouches (ou 'tamdem'), avec une couche qui absorbe la lumière tandis que l'autre produit des électrons. Les cellules dites tandem sont obtenues par empilement monolithique de 2 cellules simples, l'une de silicium amorphe, l'autre de silicium cristallin ; leur sensibilité s'étend donc sur une large plage de longueur d'onde.

La campagne de mesures réalisée par l'institut indépendant - SGS - comprenait les mesures d'efficacité des cellules solaires dans des conditions de test standard (STC) de l'industrie solaire, ainsi que des mesures de rendement à faible luminosité et à des températures élevées pouvant atteindre jusqu'à 80°C.

Concernant les résultats des mesures dans des conditions à faible luminosité, il a été établi que l'efficacité non seulement restait constante, mais augmentait d'une manière progressive. Lors d'une irradiation de 100 W/m², le rendement était de 15% plus élevé par rapport à la norme d'efficacité mesurée à 1.000 W/m². Par ailleurs, les mesures à des températures élevées ont confirmé que l'efficacité restait constante, à la différence des technologies traditionnelles où l'efficacité diminuait considérablement entre 15% et 20%.

Les premiers essais en plein air ont montré que les taux d’efficacité des cellules solaires organiques d'Heliatek étaient de 15% à 25% plus élevés que les cellules en silicium cristallin et les films solaires en couches minces.

"Quand la société Heliatek a été fondée en 2006, le plan technologique précisant les différents jalons d'efficacité s'avéraient très ambitieux, et pourtant nous avons atteint chacun d'entre eux", a indiqué Thibaud Le Séguillon. "Nous sommes maintenant sur la bonne voie pour atteindre le taux de 15% dans les prochaines années."

Heliatek : nouveau record pour sa cellule solaire organique

Heliatek travaille actuellement sur la mise en place d'une première ligne de fabrication dans son usine de Dresde, en Allemagne, pouvant atteindre annuellement 2 à 3 MW de capacité. La production de panneaux solaires flexibles basées sur des matériaux semiconducteurs organiques devrait débuter au troisième trimestre 2012.

La firme a également lancé en parallèle un tour de table de financement dans le but de récupérer 60 millions d'euros supplémentaires dont une partie sera utilisée pour étendre son usine de production à 75 MW.




Installations solaires : l'Inde tire la croissance d'AEG Power

Installations solaires : l'Inde tire la croissance d'AEG PowerLa société néerlandaise AEG Power Solutions a annoncé lundi avoir installé 40 MW de produits photovoltaïques depuis le début de ses opérations en Inde, dont 34 MW rien que pour les 4 premiers mois de l'année 2012.

Les commandes ont porté sur des systèmes électriques complets, comprenant des onduleurs, ainsi que des équipements de surveillance et de mesure, destinés à des centrales solaires indiennes, situées principalement dans l'État du Gujarat.

Le programme d'investissement énergétique à long terme de cet État implique des accords avec 80 entreprises pour le développement et la mise en service d'une capacité solaire installée de près de 1.000 MW d'ici fin 2013.

La première centrale électro-solaire de 1 MW qui a vu le jour dans le parc de Gujarat (500 MW) a été réalisée par AEG Power Solutions à destination d'EI Technologies. « Notre but était d'être la première entreprise à mettre en service une centrale dans le parc solaire du Gujarat ; nous avions pleine confiance en l'expertise d'AEG Power Solutions pour y parvenir », a déclaré M. N. Ranganath, PDG d'EI Technologies.

Alors que la capacité d'installation d'AEG Power Solutions en Inde atteignait 11 MW fin 2011, divers équipements ont été mis en place pour s'ajuster aux différentes tensions du réseau (11, 33 et 66 KV).

Enfin, AEG précise que tous les onduleurs destinés à sa clientèle indienne sont fabriqués sur le site de production de l'entreprise à Bangalore, inaugurée en octobre 2011 et qui emploie actuellement environ 100 personnes. « Nous avons investi dans ce site afin de démontrer notre engagement et de devenir un acteur majeur sur le marché indien », a déclaré Sridhar. « Les résultats obtenus aujourd'hui sont la preuve de l'efficacité de notre stratégie. »




Stockage énergie solaire : Saft va coopérer avec Nedap

Stockage d'énergie solaire : Saft va coopérer avec NedapLe fabricant de batteries industrielles Saft et le néerlandais Nedap ont conclu récemment un accord pour créer des systèmes de stockage d'énergie performants, basés sur une technologie de batteries au lithium-ion (Li-ion), permettant aux installations photovoltaïques (PV) en réseau d'optimiser l'utilisation de l'énergie solaire produite.

Un stockage d'énergie efficace permet de décaler dans le temps la puissance de pointe produite par les systèmes PV au milieu de la journée, afin d'utiliser cette énergie pendant les périodes où la demande est la plus forte, à savoir le matin et le soir. Ceci maximise l'autoconsommation locale et renforce la valeur du système PV puisque seul le surplus d'énergie est injecté dans le réseau. C'est dans cette optique que Nedap a développé le PowerRouter, un convertisseur solaire avec un système de gestion de la batterie intégré, afin d’optimiser l’utilisation de l’énergie autoproduite.

Les modules de batterie Li-ion (Saft), spécifiquement conçus pour le stockage d'énergie dans des applications photovoltaïques résidentielles et commerciales, en liaison avec le convertisseur solaire PowerRouter (Nedap) et le système de gestion intégré de la batterie, seront disponibles sur le marché cet été.

« Alors que le marché de l’énergie renouvelable se rapproche rapidement d'une parité des coûts d'électricité, il devient de plus en plus intéressant d’optimiser la consommation de l’énergie solaire autoproduite. Stocker l’énergie pendant la journée pour l’utiliser la nuit devient essentiel pour les utilisateurs qui veulent devenir indépendant vis-à-vis de leur fournisseur d’énergie. Les derniers développements de la technologie lithium-ion rendent désormais cette technologie économiquement attractive pour le consommateur. La technologie Li-ion de Saft qui allie performance, longue durée de vie et absence de maintenance est en parfaite adéquation avec le système intégré, compact, facile à installer du PowerRouter de Nedap », affirme Joep Thomassen, directeur de division chez Nedap Energy Systems.

« Nous assistons à une évolution importante du marché photovoltaïque avec un recul significatif des tarifs de rachat, qui sont parfois totalement arrêtés. Il s’agit de répondre à l’intérêt croissant pour l’autoconsommation et à d’autres applications de stockage d’électricité qui ne peuvent s’accomplir qu’à l’aide d’un système de stockage d’énergie efficace », explique François Bouchon, Directeur de l’unité de stockage d’énergie chez Saft.

[ Image : siège social de Nedap NL ]




La Grèce se dote d'un grand projet photovoltaïque de 17 MW

La Grèce se dote d'un grand projet photovoltaïque de 17 MWAlors que la Grèce a décidé de s'ouvrir activement au photovoltaïque, l'allemand Schott Solar, en collaboration avec son partenaire Environ, a annoncé la réalisation actuelle de plusieurs parcs solaires d'une puissance cumulée de 17 MW dans le pays.

Plusieurs centrales solaires ont déjà été reliées au réseau, pour un total de 10 MW. Les autres étant en cours de construction.

"Grâce au savoir-faire de notre partenaire ENVIRON, nous avons finalisé tous les projets dans les temps impartis, malgré un contexte difficile. C'est une très belle réussite", a souligné Burkhard Söhngen, vice-président de Schott Solar Power Projects. Le groupe Schott a ouvert fin 2010 un nouveau bureau de ventes à Thessalonique et a depuis considérablement élargi son réseau de partenaires dans le pays.

"Après ce succès, nous comptons encore renforcer nos relations avec Schott Solar", a ajouté Alexandros Xylouris, directeur financier d'Environ. "Notre objectif est d'acquérir une part majoritaire du marché photovoltaïque en Grèce, et nous avons trouvé le partenaire idéal."

Parmi les systèmes installés, cinq appartiennent au groupe Karatzis**, comprenant environ 35.000 modules photovoltaïques, pour une puissance totale de 8 MW. Une autre installation de 5,5 MW est également en cours de construction.

"Notre grand savoir-faire en matière de projets est très avantageux pour nos clients en Grèce. La qualité allemande est renommée et très demandée dans ce pays" a expliqué pour sa part Christian Dumbs, directeur du département solaire chez Schott France.

Nouvelles perspectives de croissance pour l'économie grecque

Actuellement, les installations solaires de plus de 100 kW en Grèce bénéficient d'un tarif d'achat de 0,29 € par kWh (tarifs au 1er février 2012). Le rôle actif que tient aujourd'hui la Grèce dans le domaine du photovoltaïque contribue à stimuler l'économie. L'énergie solaire est devenue un moteur régional de la croissance économique, créant des emplois notamment dans la vente de détail et chez les artisans.

Par ailleurs, les systèmes solaires génèrent de l'électricité aux heures de pointe, lorsque les systèmes de refroidissement et de réfrigération en ont le plus besoin. Ces installations photovoltaïques devraient aider le pays à atteindre une indépendance énergétique à long terme face à des importations coûteuses. Mais plus encore, l'électricité solaire pourrait devenir un bien d'exportation très recherché par les entreprises grecques, et ouvrir de nouvelles perspectives de croissance.


** Le groupe Karatzis (Héraklion) fabrique des filets pour la production, l'agriculture et l'horticulture et produit des matériaux de construction. Le groupe Karatzis se charge du foncier pour ces projets et se positionne également comme investisseur.




Vers des cellules solaires liquides imprimables ?

Vers des cellules solaires liquides imprimables sur des surfacesLes scientifiques de l'université de Californie Sud (USC) ont annoncé une voie prometteuse dans la conception de cellules solaires bon marché capables d'être utilisées sous forme d'encre liquide en peinture ou en impression sur des surfaces en verre.

Les nanocristaux 'solaires' mesurent environ 4 nanomètres - cela signifie que vous pourriez en faire tenir plus de 250.000.000.000 sur une tête d'épingle - et les faire flotter dans une solution liquide, "de sorte que, comme un journal papier, vous pourrez également imprimer des cellules solaires", a déclaré Richard L . Brutchey, professeur adjoint de chimie au Collège des Lettres, des Arts et des Sciences, à l'USC Dornsife.

R. Brutchey et David H. Webber ont développé un nouveau revêtement en nanocristal, qui est fait de semi-conducteurs en séléniure de cadmium . Leur recherche a été présenté ce mois-ci dans la revue internationale de chimie inorganique "Dalton Transactions".

Les cellules solaires liquides en nanocristal sont moins coûteuses à fabriquer que celles conçues à partir de tranches de silicium monocristallin, mais demeurent par contre moins efficaces pour convertir la lumière solaire en électricité. Les deux chercheurs ont toutefois résolu un des problèmes clés dans la fabrication des cellules solaires liquides : "comment créer un liquide stable qui conduise également de l'électricité ?"

Dans le passé, les molécules organiques (ligands) étaient reliées à des nanocristaux afin de conserver une certaine stabilité et surtout de les empêcher de s'agglomérer. Ces molécules isolaient également les cristaux, ce qui rendait la chose terriblement compliqué en termes de conductivités électriques. "Cela demeurait un véritable défi dans ce domaine," a précisé le professeur R. Brutchey.

Les 2 acolytes ont donc découvert un 'ligand' synthétique qui non seulement joue un rôle dans la stabilisation des nanocristaux, mais s'applique à créer de petits ponts reliant les nanocristaux entre eux, aidant à leur tour à conduire le courant.

Dans un process à basse température, la méthode des chercheurs permettrait également d'imprimer des cellules solaires sur du plastique à la place du verre sans rencontrer le problème de fusion - ce qui donnerait un panneau solaire flexible façonnable à volonté et adaptable n'importe où.

Dans la continuité de leurs recherches, R. Brutchey a indiqué qu'il envisageait toujours de travailler sur des nanocristaux basés à partir de matériaux autres que le cadmium, qui est limité commercialement en raison de sa toxicité. "Alors que la commercialisation de cette technologie reste encore éoloignée, nous voyons une possible intégration dans les prochaines générations de cellules solaires," a t-il déclaré pour conclure.




Le solaire thermodynamique appliqué à l'industrie pétrolière

Le solaire thermodynamique appliqué à l'industrie pétrolièreLa signature d'un protocole d'accord entre le groupe du nucléaire, Areva et l'industriel français spécialisé dans l'énergie, Technip a été annoncé mardi par les deux entités en vue de collaborer sur l'utilisation de solutions solaires thermiques à concentration (CSP) destinées aux industries pétrolières et gazières.

Le groupe Areva fournira sa technologie CSP basée sur sa solution CLFR (réflecteurs à miroirs Fresnel linéaires) pour des applications de récupération assistée de pétrole par injection de vapeur, pouvant être employées dans l'industrie des hydrocarbures. L'offre CSP comprendra la conception, la construction et le démarrage de centrales solaires thermiques autonomes ou couplées à des centrales conventionnelles pour en augmenter la puissance.

De son côté, Technip apportera son expertise ainsi que son expérience en gestion de projets dans les pays et marchés riches en hydrocarbures qui permettra également à Areva de valoriser ses opérations et ses initiatives commerciales.

"Nous nous réjouissons de l’avancement des discussions entre Areva et Technip en vue travailler ensemble sur des projets solaires thermodynamiques. Notre technologie CLFR est particulièrement bien adaptée pour accroître le capital énergétique des pays riches en pétrole et en gaz, où l’excellence opérationnelle et commerciale de Technip est reconnue" a déclaré le président du directoire d'Areva, Luc Oursel.

"La mission de Technip est d’offrir les meilleures solutions et les technologies les plus innovantes pour satisfaire la demande énergétique de la planète. Areva est un leader reconnu du monde de l’énergie, dont la technologie solaire a des applications possibles dans les projets de nos clients. Cet accord permettra à Technip et Areva d’accroître et de développer leurs activités sur le marché international" a précisé Thierry Pilenko, Président-directeur général de Technip.




EDF se lance dans les ombrières photovoltaïques made in France

EDF se lance dans les ombrières photovoltaïques made in FranceLa filiale solaire d'EDF EN, spécialisée dans le solaire photovoltaïque en toitures en France, a annoncé hier le lancement des ombrières de parking photovoltaïques chez des professionnels désireux de les valoriser tout en produisant de l'énergie renouvelable.

Isolés, peu valorisés et exposés aux intempéries, les parkings extérieurs ne sont pas les zones les plus attractives des entreprises et des grands magasins. Il s'agit pourtant selon EDF ENR Solaire d'un lieu incontournable qui marque l'accueil et le départ des usagers et clients.

EDF ENR Solaire pense ainsi répondre à ce besoin en proposant une ombrière photovoltaïque nouvelle génération de fabrication française, qui allie "esthétisme", "confort", "innovation et efficacité énergétique."

Classiquement, cette ombrière permet d'optimiser "le confort" de stationnement de ses usagers en protégeant leur véhicule de la pluie, grêle et neige, ou encore en évitant les fortes chaleurs à l'intérieur de ceux-ci pendant l'été. De plus, cette ombrière est compatible avec les véhicules électriques puisqu'il devient possible d’y installer des bornes de recharges électriques.

L'ombrière photovoltaïque en question est composée d'une charpente métallique ou bois. Elle couvre une surface d'environ 230m² et peut accueillir de 12 à 20 places couvertes. Le projet peut aller jusqu'à 3 ombrières ce qui permet de couvrir jusqu'à 60 places. Équipé de panneaux photovoltaïques d'une puissance installée allant de 32 à 99 kWc, cet investissement est censé s'autofinancer grâce aux recettes annuelles issues de la production d'une énergie renouvelable qui pourra être revendue ou autoconsommée.

D'après les données d'EDF ENR, le propriétaire d'une ombrière photovoltaïque pourra rentabiliser son projet en 10 à 14 ans selon la région.

EDF se lance dans les ombrières photovoltaïques made in France

Par ailleurs, des espaces publicitaires pourront être mis en place afin d'optimiser la communication tout en créant une source de revenus supplémentaires a indiqué la filiale de l'opérateur historique. L'offre propose également un système de monitoring permettant de surveiller régulièrement sa production.




Une cellule solaire émettrice de lumière serait encore plus efficace !

Une cellule solaire aussi émettrice de lumière serait plus efficace !Afin de produire une quantité d'énergie optimale, les cellules solaires sont généralement conçues pour absorber le maximum de lumière possible ; Cependant, des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley, ont démontré un concept paradoxal : ces cellules devraient ressembler davantage aux LEDs, à la fois capables d'émettre et d'absorber la lumière du soleil.

"Nous avons démontré que le mieux pour une cellule solaire était d'émettre des photons, car plus sa tension était élevée et plus grand était sa capacité à produire de l'énergie", a expliqué Eli Yablonovitch, chercheur principal et professeur de génie électrique à l'UC Berkeley.

Depuis 1961, les scientifiques savent que, dans des conditions idéales, il y a une limite à la quantité d'énergie électrique qui pourrait être convertie à partir de la lumière du soleil frappant une cellule solaire. Théoriquement, cette limite est de 33,5% environ. Cela signifie qu'au plus, 33,5% de l'énergie des photons entrants seront absorbés et convertis en énergie électrique utile.

Une cellule solaire émettrice de lumière serait encore plus efficace !Pourtant, pendant 5 décennies, les chercheurs ont été dans l'incapacité de se rapprocher au plus près de cette efficacité : à partir de 2010, le plus haut rendement obtenu était un peu plus de 26%. Ce taux concerne les cellules solaires à simple jonction (couche unique) qui absorbent les ondes lumineuses au-dessus d'une fréquence bien spécifique. A contrario, les cellules dit "Multi-jonctions", qui possèdent comme son nom l'indique plusieurs couches, sont en mesure d'absorber des ondes différentes et donc d'atteindre des rendements plus élevés.

L'équipe du Pr. Yablonovitch a donc essayé de comprendre pourquoi il y avait un tel écart entre la limite théorique et celle que les chercheurs ont pu effectivement réaliser. Lorsqu'ils se sont penchés sur la question, "une image cohérente a émergé" a indiqué Owen Miller, étudiant diplômé de Berkeley et membre du projet de recherche. Ils ont trouvé une solution relativement simple, basée sur un lien mathématique entre l'absorption et l'émission de lumière.

"Fondamentalement, c'est parce qu'il y a un lien thermodynamique entre l'absorption et l'émission," a précisé O. Miller. Concevoir des cellules solaires qui émettent de la lumière - de sorte que les photons ne soient pas 'perdus' dans une cellule - a pour effet naturel d'augmenter la tension produite par la cellule solaire. "Si vous avez une cellule solaire émettrice de lumière, alors elle produira également une tension plus élevée, qui à son tour augmentera la quantité d'énergie électrique provenant de la cellule pour chaque parcelle de la lumière du soleil."

La théorie qui veut que l'émission de lumière et la tension vont de pair n'est pas nouvelle. Mais l'idée n'avait jamais été pris en considération dans la conception de cellules solaires avant aujourd'hui, a reconnu O. Miller.

Une cellule solaire émettrice de lumière serait encore plus efficace !

L'année dernière, une société du nom de Devices Alta, co-fondée par Yablonovitch, a utilisé ce nouveau concept pour créer un prototype de cellule solaire en arséniure de gallium (GaAs), un matériau couramment utilisé pour fabriquer des cellules solaires spécialisées à destination des satellites.

Selon Devices Alta, le prototype a battu un record, passant de 26% à 28,3% d'efficacité. La société a réalisé cette étape, grâce en partie, par la conception même de la cellule permettant à la lumière de s'échapper aussi facilement de la cellule - en utilisant des techniques comprenant par exemple, l'augmentation de la réflectivité de la face arrière, qui renvoie des photons entrants vers la face avant du dispositif.

Les cellules solaires produisent de l'électricité lorsque les photons frappent le matériau semi-conducteur de la cellule. L'énergie des photons casse les électrons libérés à partir de ce matériau, ce qui permet aux électrons de circuler librement. Mais ce processus a la capacité de générer de nouveaux photons, par le phénomène appelé luminescence. L'idée derrière la conception de cette nouvelle cellule solaire reste que ces nouveaux photons - qui ne viennent donc pas directement du Soleil - devraient être libérés de la cellule le plus facilement possible.

"La première réaction qui vient à l'esprit est : pourquoi faudrait t-il aider cette évasion de photons ?" a indiqué Owen Miller. "Puisque vous ne voulez pas garder ces photons dans la cellule, peut-être qu'ils pourraient créer plus d'électrons ?" Cependant, d'un point de vue mathématique, en autorisant les nouveaux photons à se libérer, cela a pour effet d'accroître la tension électrique que la cellule est en mesure de récupérer.

Le Pr. Yablonovitch espère que les chercheurs seront capables d'utiliser cette technique pour réaliser des taux d'efficacité proche de 30% dans les années à venir. Et puisque leurs travaux de recherche s'appliquent à tous types de cellules solaires, les résultats auront forcément une implication dans le domaine.




Canadian Solar et SkyPower vont créer une société commune

Canadian Solar et SkyPower vont créer une société communeLe fabricant chinois de modules solaires Canadian Solar et le développeur de projets solaires SkyPower ont annoncé lundi 2 accords ayant pour objectifs de construire et de déployer des solutions photovoltaïques en Ontario (Canada), et de développer des projets solaires internationaux sur des marchés émergents spécifiques.

Au titre d'un accord commercial, Canadian Solar acquiert une participation majoritaire dans 16 projets solaires de SkyPower représentant au total près de 190 à 200 MW CC. Chacun de ces projets bénéficie d'un contrat d'achat d'énergie de 20 ans passé par la Ontario Power Authority. Ces projets arrivent actuellement au terme de la phase de permis de construire, et les chantiers respectifs devraient démarrer en 2013 avec une mise en service programmée pour 2014. Ils devraient générer plus de 800 millions de dollars canadiens de revenus pour Canadian Solar.

Canadian Solar et SkyPower ont également convenu de constituer une joint-venture internationale (société commune) détenue à parité, dont l'objet sera de développer des centrales photovoltaïques sur des marchés émergents ciblés. Selon Canadian Solar, cette initiative "stratégique mondiale" devrait lui permettre de dégager un chiffre d'affaires positif dans les deux à trois prochaines années.

Le montant de l'opération a été évalué à près de 185 millions de dollars canadiens.

« Nous sommes ravis d'étendre notre partenariat avec SkyPower après avoir construit trois projets pour eux en Ontario au cours des 12 derniers mois. Grâce à cette transaction, nous avons une meilleure visibilité sur nos projets en Ontario jusqu'en 2014, et nous confirmons l'objectif 2013 que nous avions annoncé, à savoir dégager au moins 40 % de notre chiffre d'affaires via la vente de centrales photovoltaïques et de solutions complètes. Il est important de noter que même si la puissance totale au titre de cette transaction est conséquente, de l'ordre de 190 à 200 MW, la taille réelle des différents projets est parfaitement en ligne avec notre stratégie, qui nous voit nous concentrer sur des projets de petite taille individuellement moins risqués à financer et à exécuter. Nous restons bien entendu ouverts aux grands projets, dans la mesure où ils correspondent à notre capacité à en obtenir le financement et à les construire », s'est félicité Dr. Shawn Qu, PDG de Canadian Solar.




Eclipse annulaire : en direct de Fujiyama grâce à l'énergie solaire

Le groupe Panasonic a lancé une initiative originale qui s'attachera à diffuser l'éclipse annulaire de soleil le 20 mai 2012 (heure normale du Pacifique/PST) en direct depuis le sommet du Mont Fuji, un symbole important de la nature au Japon, en utilisant uniquement l'énergie "verte".

Ce projet qui n'est pas totalement désintéressé vise à mettre en valeur les technologies et les produits de la branche « Solution énergétique » de la firme nippone.

Ainsi, la totalité de l'électricité** nécessaire pour les dispositifs utilisés pour la radiodiffusion, tels que les caméras vidéo, le matériel de tournage et les ordinateurs, proviendra des « cellules solaires HIT », alimentant des batteries rechargeables.

Le Mont Fuji demeure un site idéal pour visualiser le phénomène grâce notamment à l'air pur circulant au sommet de la montagne. Toutefois, le sommet du Mont Fuji au mois de mai est recouvert de neige avec des conditions de gel, il n'y a donc pas d’électricité disponible pour les activités quotidiennes. Par conséquent, le personnel du projet chargera les alimentations portables pour un usage domestique avec l'électricité générée par les cellules solaires et se chargera de les faire parvenir dans le froid en haut de la montagne.

Le projet diffusera en direct l'éclipse annulaire à partir du point le plus proche du soleil au Japon.

L'avancement du projet sera documenté sur un site Web spécial et sur la page Facebook qui seront lancés le 17 avril et seront accessibles jusqu'au 20 mai, le jour de l'éclipse annulaire du soleil. Panasonic compte réaliser un rapport du matériel de tournage, présenter les membres du personnel et mener des essais préliminaires avant l'éclipse. "Nous sommes impatients de pouvoir faire partager ce phénomène mystique qu’est l’éclipse annulaire à un public aussi large que possible dans le monde" a indiqué le groupe japonais.

**La capacité annuelle de production d'énergie prévue par 1KW des séries solaires HIT210 est de : 1,169 kWh/kW (pour la ville d'Osaka), pour février 2012. Dans le secteur du système d’énergie solaire résidentielle, selon la norme de l’Association énergétique du photovoltaïque du Japon (Japan Photovoltaic Energy Association) concernant le « calcul annuel de la production prévue d'électricité » selon une étude effectuée par Panasonic.




L'américain First Solar va réduire son effectif de 30%

L'américain First Solar va réduire son effectif de 30%Le leader mondial des panneaux solaires en couches minces, First Solar, a annoncé mardi un plan de restructuration afin de faire face selon la compagnie américaine à la détérioration des conditions du marché européen.

Dans le cadre de ce programme, First Solar entend réduire drastiquement les coûts de fabrication tout en redéployant son organisation sur "les marchés les plus prometteurs".

La société a d'abord décidé de fermer au quatrième trimestre 2012 son usine de fabrication de Francfort (Oder) en Allemagne. Ensuite, elle a indiqué devoir réduire ses capacités de production dans son centre de fabrication de Kulim en Malaisie, où 4 lignes de production seront arrêtées à partir du 1er mai 2012.

Au total, la firme prévoit de fortes réductions de personnel en Europe et aux États-Unis : "2.000 postes seront touchés, soit environ 30% du total des effectifs du groupe."

Par ces mesures, First Solar espère réduire ses dépenses d'exploitation de 30 à 60 millions de dollars en 2012 avant d'atteindre les années suivantes de 100 à 120 millions d'économie. First Solar s'attend en conséquence à améliorer son coût moyen de fabrication : de 0,70$ à 0,72$ par watt cette année au lieu de 0,74$ par watt annoncé précédemment. En 2013, la société estime que les coûts moyens de fabrication des modules solaires s'établiront entre 0,60$ et 0,64$ par watt. La société indique également qu'elle engagera des coûts de restructuration (provisions et charges) de l'ordre de 245 à 370 millions de dollars.

"Après une analyse approfondie, il est clair que le marché européen s'est détérioré dans la mesure où nos opérations là-bas ne sont plus économiquement viables, et que leur maintien n'est pas dans l'intérêt à long terme de ses actionnaires", a déclaré Mike Ahearn, PDG de First Solar. "Les décisions de ce genre ne sont pas faciles à prendre, en particulier compte tenu de l'importance des marchés européens" a t-il ajouté.

"Le marché solaire a fondamentalement changé, et nous devons adapter rapidement notre approche du marché afin de maintenir et de construire sur notre avantage concurrentiel", a déclaré encore Mike Ahearn. "Après une période de croissance robuste, First Solar a été dimensionné pour fonctionner à des volumes plus élevés qu'actuellement où la réduction des subventions dans les marchés traditionnels importants pèsent. En conséquence, il est essentiel que nous réduisons la production et les dépenses afin de nous ajuster à la demande future qui sera probablement plus faible. Ces actions permettront de concentrer nos ressources sur les marchés générateurs de croissance dans les prochaines années."




Des cellules solaires noires qui absorbent 99,7% de la lumière !

Des cellules solaires noires qui absorbent 99,7% de la lumière !Des chercheurs de la compagnie Natcore Technology ont créé une tranche de silicium dont la réflectance moyenne est seulement de 0,3% dans la région du spectre solaire - visible et proche de l'infrarouge -, ce qui en fait la surface de ce type la "plus noire" jamais enregistrée.

En comparaison avec les tranches de silicium utilisées dans la fabrication de panneaux photovoltaïques classiques, la proportion de la lumière incidente réfléchie par la surface est réduite d'un facteur dix sur cette partie du spectre, qui est la source d'environ 80% de l'énergie utile qui peut être récupérée de la lumière du soleil.

La couleur (noire) du silicium noir résulte de l'absence quasi-totale de la lumière réfléchie sur la surface de la tranche (wafer) poreuse. Dans le domaine des cellules solaires, le "sombre" est hautement souhaitable, car il indique que la lumière incidente est absorbée pour la conversion de l'énergie plutôt que d'être réfléchie et donc gaspillée.

Quantitativement, la réflectance est la proportion de la lumière frappant une surface donnée. Ainsi une réflectance de 0,3% signifie que seulement 0,3% de la lumière incidente est réfléchie par la surface de la cellule solaire, tandis que le restant (99,7%) devient disponible pour une conversion en énergie électrique. Le décuplement de réduction de la réflectance voudrait signifier que de la lumière utilisable en plus (jusqu'à 3%) pourrait "entrer" dans la cellule, ce qui augmenterait d'autant leur efficacité. (ex. Une cellule de 18% d'efficacité passerait à 18,5%).

Mais il y a d'autres bénéfices à tirer du silicium noir. Un panneau composé de cellules solaires en silicium noir produira beaucoup plus d'énergie sur une base quotidienne que ne le fera un panneau fabriqué à partir de cellules dotées d'un revêtement antireflet. Tout d'abord, parce qu'il reflète moins de lumière. Deuxièmement, parce qu'il fonctionne mieux le matin et l'après-midi quand le soleil "frappe" à un certain angle. Par ailleurs, ce nouveau type de cellule surpasse également les panneaux classiques par temps nuageux.

Des cellules solaires noires qui absorbent 99,7% de la lumière !

Le processus pensé par Natcore a débuté par une tranche de silicium sans revêtement, dont la texture avait une réflectance moyenne d'environ 8%, ce qui lui donnait un aspect tacheté de gris. Les pores nanométriques ont été gravés sur la surface du wafer en la plongeant pendant quelques minutes dans une solution liquide à température ambiante. Ensuite, en utilisant le processus maison de dépôt en phase liquide (LPD), les scientifiques de Natcore ont rempli ces pores et les ont enduits avec du dioxyde de silicium. Cette combinaison qui associe à la fois revêtement et passivité va permettre d'abaisser le coefficient de réflexion. Après l'achèvement des traitements de surface, les tranches ont été amenées au centre de recherche et de développement photovoltaïque de l'Université de Toledo, où la réflectance a été mesurée.

La dernière étape de Natcore vise à améliorer le rendement des cellules solaires.


Les cellules solaires dotées de revêtements antireflets qui passent par un processus de dépôt chimique en phase vapeur possèdent une réflectance d'environ 4%. Avec le silicium noir, le NREL du Département américain de l'Énergie a abaissé ce chiffre en dessous des 2%. La technologie Natcore permet maintenant de réduire ce seuil à 0,3%. "Le Noir absolu est à la lumière ce que le zéro absolu est à la chaleur", a expliqué le Dr Dennis Flood, directeur des technologies chez Natcore. "Et se rapprocher du zéro avec un procédé de réflexion que nous pouvons utiliser dans une chaîne de production commerciale de cellules solaires est tout simplement incroyable."

Des cellules solaires noires qui absorbent 99,7% de la lumière !

Natcore a récemment obtenu une licence exclusive du NREL pour pouvoir développer et commercialiser une gamme de produits basés sur le silicium noir.

"Nous travaillons déjà avec 2 fabricants manufacturiers pour concevoir un outil de production", a expliqué le PDG de Natcore Chuck Provini. "L'outil ferait 2.000 tranches de silicium noir à l'heure. Nous allons établir d'autres paramètres dans notre laboratoire. Lorsque la conception sera terminée, nous prendrons commande de l'outil. Nous avons déjà commencé à discuter avec des clients potentiels en Italie, en Chine et en Inde."




Crise du solaire allemand : quelle politique de soutien public ?

Crise du solaire allemand : quelle politique de soutien public ?Rien ne va plus pour l'industrie photovoltaïque allemande. Dépassé par le boom des installations, le gouvernement a dû mettre un frein brutal aux subventions dont le coût menaçait d'exploser. Pris en tenailles entre la concurrence chinoise et la chute des prix des panneaux, plusieurs fleurons de cette jeune industrie sont au bord de la faillite. Après des années fastes, le secteur doit brutalement s'ajuster à des conditions nouvelles. Et s'adapter pour espérer rebondir.

L'annonce a sonné comme le coup de grâce pour l'industrie photovoltaïque allemande. Fin février, le gouvernement allemand a décidé d'avancer de trois mois la baisse des tarifs de rachat garantis pour l'électricité d'origine photovoltaïque, initialement prévue pour juillet 2012. De surcroît, l'ampleur de la baisse sera multipliée par deux. Après une série de coupes successives en 2010 et 2011, le prix payé aux propriétaires d'installations photovoltaïques pour l'électricité produite sera abaissé jusqu'à 30 %, selon le type d'installations.

Cette nouvelle mesure risque fort de coûter cher à un secteur déjà exsangue. En décembre, le fabricant de panneaux solaires allemand Solon a dû mettre la clé sous la porte. Son homologue Sunways, menacé d'un sort similaire, a dû pour survivre passer dans le giron du Chinois LDK. Dans leur sillage, d'autres entreprises du secteur trébuchent ou perdent pied, à l'instar de l'installateur Solar Hybrid ou du fabricant d'inverseurs solaires SMA Solar (les inverseur ou onduleurs transforment le courant continu de 12 ou 24 V en courant alternatif de 230 V).

Des fleurons de l'industrie en péril

L'exemple de Q-Cells est sans doute le plus frappant. Autrefois considéré comme l'un des champions de l'industrie solaire nationale, le fabricant de cellules photovoltaïques a annoncé en janvier des pertes de 846 millions d'euros en 2011, pour un chiffre d'affaires d'un milliard d'euro. Son action en bourse s'est effondrée, et le groupe a été contraint de solliciter ses créanciers obligataires pour rééchelonner sa dette. Le 2 avril, l'entreprise, qui emploie 2000 personnes, annonçait qu'elle déposait son bilan.

Pourquoi une telle hécatombe ? Comme leurs concurrents internationaux, les fabricants de cellules et de panneaux photovoltaïques allemands sont d'abord victimes d'une crise de surproduction à l'échelle mondiale. Alors que la capacité de production de modules photovoltaïques atteint 50 GW par an, les ventes annuelles s'élevaient fin 2011 à seulement 21 GW, comme l'expliquaient en novembre 2011 les analystes de la banque suisse Sarasin dans leur rapport “Industrie solaire : seuls les plus affûtés survivront dans un marché extrêmement compétitif”. « Les producteurs ont construit leur capacité de production sur des prévisions qui étaient trop optimistes », résume Matthieu Glachant, directeur du Centre d'économie industrielle des Mines ParisTech.

Résultat : les prix des panneaux solaires se sont effondrés. Selon l'agence spécialisée Bloomberg New Energy Finance, ils ont été divisés par deux en 2011. Les industriels allemands ne sont pas les seuls touchés : aux Etats-Unis, les fabricants Solyndra LLC et Evergreen Solar ont également mordu la poussière, tandis que First Solar connaît de sérieuses difficultés. Le chinois Suntech a également rapporté de lourdes pertes. Mais si la crise a frappé tous les fabricants, les producteurs allemands sont tombés de particulièrement haut.

La fin brutale du « miracle solaire » allemand


Car avant l'orage, il y eut l'euphorie. Porté par une politique très volontariste mise en place dès 2000 grâce à la loi sur les énergies renouvelables (en allemand, Erneuerbare Energien Gesetz ou EEG) instaurant des tarifs de rachat garantis sur 20 ans, le solaire allemand a connu une formidable expansion, qui s'est accélérée à la fin des années 2000.

De 1105 MegaWatts (MW) en 2004, la capacité de production installée pour le photovoltaïque est passée à plus de 24 000 MW aujourd'hui, selon les statistiques publiées par le ministère fédéral de l'Environnement, de la Protection de la nature et de la Sûreté nucléaire (doc .PDF). L'Allemagne produit aujourd'hui environ 4% de son électricité grâce au photovoltaïque.

Un développement sans commune mesure avec le reste des pays développés, qui se sont lancés dans la course plus tardivement : à elle seule, l'Allemagne représente plus de 30% de la capacité mondiale de production d'électricité d'origine photovoltaïque, d'après les chiffres de l'Association européenne de l'industrie photovoltaïque.


Des coûts de soutien à l'industrie qui explosent

Mais chaque médaille a son revers. En Allemagne, la machine s'est emballée. Les années 2010 et 2011 ont chacune vu l'installation de 7 500 MW de panneaux solaires, soit plus du double des objectifs gouvernementaux. « Il y a clairement eu, au départ, une mauvaise estimation de l'impact des subventions, plus précisément une sous-estimation de la rentabilité du déploiement des panneaux avec subventions », explique Matthieu Glachant, directeur du Centre d'économie industrielle des Mines ParisTech.

Conséquence directe : le coût du soutien à l'énergie solaire a explosé. Le poids de la contribution spécifique à l'EEG – c'est à dire le coût du soutien à l'ensemble des énergies renouvelables – dans le prix de l'électricité payé par les ménages allemands est ainsi passé de 5% en 2009 à 14% en 2011, selon le German Institute for Economic Research (doc .PDF).

Des chiffres diffusés par RWI (Rheinisch-westfälisches Institut für Wirtschaftsforschung), un institut de recherche pro-industrie, ont jeté de l'huile sur le feu. Selon l'institut, le coût cumulé du soutien au photovoltaïque (la différence entre les sommes payées au titre du tarif de rachat et la somme payée pour la même quantité d'électricité au prix du marché) aurait franchi la barre des 100 milliards d'euros en 2011. Très contesté par les instituts de recherche pro environnementaux, à l'instar du Wüppertal Institute, le chiffre, largement repris par les médias allemands et les opposants au solaire, n'en a pas moins fait mouche.

Le nécessaire réajustement des tarifs de rachat

Au niveau politique, le coût du « miracle solaire » est soudainement devenu un sujet de vives tensions entre le ministre de l'environnement Norbert Röttgen issu de la CDU (Parti chrétien démocrate) et ses alliés libéraux au sein de la coalition gouvernementale. Les deux camps sont finalement tombés d'accord et la coupe des subventions, assortie de baisses automatiques en cas de dépassement des objectifs fixés par le gouvernement, a été entérinée par le Parlement jeudi 29 mars.

Pour Matthieu Glachant, si la potion était amère, elle n'en était pas moins nécessaire pour permettre un retour à un rythme de développement raisonnable. « Une fois que l'erreur d'estimation est commise, soit on persiste, soit on la corrige, et cela crée du désordre », explique-t-il. « Il y avait donc à choisir entre deux maux. Personnellement, je trouve que la décision de revoir nettement à la baisse les subventions a été une très bonne décision, mais bien sûr l'idéal aurait été de ne pas commettre l'erreur au départ ».

La concurrence des pays émergents pointée du doigt

Les industriels, eux, accusent le gouvernement de mettre en péril un secteur qui emploie selon les estimations entre 45 000 et 100 000 personnes dans le pays. Ils pointent du doigt une concurrence qui, selon eux, bénéficie de la politique des tarifs de rachat sans en payer le prix.

Dans leur ligne de mire : les fabricants des pays émergents, Chine en particulier. En quelques années, ceux-ci ont déployé des capacités de production d'équipements photovoltaïques bien supérieures à celles de l'Europe, avec des coûts de production plus faibles. « L'Allemagne a une capacité de production de 3 GW par an. La Chine à elle seule a une capacité de production de 30 GW par an », explique le professeur Eicke Weber, directeur du Fraunhofer Institute for Solar Energy. Or « dans ce marché, seul le système avec les prix les plus bas peut être compétitif, et l'industrie allemande a de grosses difficultés à l'être ».

Plusieurs fabricants de cellules et de panneaux allemands, dont Q-Cells, envisagent même de déposer une plainte pour dumping auprès des autorités européennes. En cause : les politiques de soutien à l'investissement avantageuses dont bénéficient les industriels chinois, notamment pour moderniser leur outil de production.

Pour Eicke Weber, il s'agit d'un élément-clé de leur compétitivité. « Le gouvernement chinois a mis à la disposition des investisseurs des crédits très conséquents avec des taux d'intérêt très bas. L'industrie allemande n'a pas pu suivre. » Et ce, alors même que les outils de production en question sont souvent fabriqués… en Allemagne. « Pour la fabrication des machines, l'Allemagne est clairement leader. Les fabricants allemands fournissent la moitié des équipements mondiaux. Mais nous n'avons pas les mêmes capacités d'investissement. C'est une question de taille et d'âge des lignes de production. »

Le chercheur souligne que le vieillissement de l'appareil de production n'est pas seulement le problème des fabricants. Le monde de la recherche aussi pourrait en pâtir. « Nous craignons que si les capacités de production s'en vont, garder la recherche ici ne soit plus aussi valorisé », résume le professeur Weber.

Innover pour sortir de la crise

Un argument de poids, car s'il est un point qui fait l'unanimité, c'est celui-ci : l'innovation représente la meilleure chance pour les entreprises allemandes du secteur de survivre à la crise. « Les panneaux solaires deviennent une commodité, et [leur production] migre vers les pays à bas coûts, les pays émergents en particulier. Il est difficile d'être compétitif sur des produits à bas coûts. La manière d'échapper à cette concurrence des prix est de se spécialiser d'une manière ou d'une autre sur un produit premium ou de niche », explique Matthias Fawer, directeur Investissement durable chez Sarasin et co-auteur du rapport de la banque sur le sujet.

Matthieu Glachant, qui s'est rendu en Chine en 2010 pour étudier le développement de l'industrie photovoltaïque chinoise (lire le rapport du Cerna : Innovation et transfert technologique à l'échelle internationale : le cas de l'industrie photovoltaïque chinoise), va plus loin. Selon lui, la fabrication de panneaux et de cellules photovoltaïque classiques, à base de Silicium, n'a pas forcément vocation à rester en Europe. « A mon avis, l'un des problèmes majeurs de Q-Cells est celui d'une mauvaise spécialisation », explique le chercheur. « Quand on regarde la répartition des profits, où sont les marges ? Sur l'amont (la production et la transformation du Silicium), sur les équipements de production et sur l'aval, l'installation des panneaux. La production de cellules et de panneaux se basant sur la technologie mature du Silicium cristallin, sur laquelle est majoritairement Q-Cells, sera à terme effectuée par des entreprises chinoises, à moins de délocaliser la production en Chine. Pour être compétitif, il faut mettre de l'argent dans la recherche, investir sur les prochaines générations technologiques. »

Pour l'instant, les experts du secteur s'accordent à dire qu'en termes d'innovation, l'avantage est toujours du côté de l'Allemagne, en pointe depuis des années sur le secteur. Mais tous rappellent aussi que les choses peuvent changer très vite.

S'ils veulent rester compétitifs, les fabricants allemands et européens doivent être capables de retrouver un rôle de précurseurs dans leur domaine. « D'une certaine manière on peut dire que les entreprises allemandes dans leur meilleur temps, lorsqu'elles étaient leaders sur leur marché, sont devenues un petit peu paresseuses », souligne Mathias Fawer, de la banque Sarasin. « Elles pensaient qu'elles étaient les meilleures, elles ne voyaient pas leurs concurrents chinois arriver si vite. Elles ont été prises par surprise par la rapidité avec laquelle les entreprises chinoises ont augmenté leur production, baissé leur prix… »

Le soutien de l'offre en question

Mais pour certains, la politique a aussi son rôle à jouer. « Soyons très clairs. La politique énergétique de l'Allemagne a créé un marché pour le photovoltaïque, pas une industrie », rappelle le professeur Eicke Weber. « Il n'y a jamais eu de soutien direct à l'industrie, seulement les incitations de marché fournies par les tarifs de rachat garantis. C'est une nouvelle étape que de dire : maintenant que le marché est créé, nous ne devons pas le laisser aux Chinois. »

Une étape que devrait, selon lui, franchir l'Allemagne. « Je pense que nous devrions créer des conditions de concurrence égales, [en soutenant l'investissement comme le font nos concurrents]. Nous avons franchi la première étape, aujourd'hui nous devons franchir la seconde, pour tirer profit du marché que nous avons créé ».

Ce point ne fait pas l'unanimité. Pour Matthieu Glachant, une politique de soutien de l'offre est nécessaire, mais devrait se concentrer sur les efforts de recherche. « Il y a eu une erreur de raisonnement qui a été de penser que subventionner la demande en énergie renouvelable permettrait de créer une industrie nationale. Or si on vise cet objectif dans une économie ouverte, il faut une politique d'offre, subventionner la R&D. » Pour lui, soutenir l'investissement dans l'appareil productif est difficile à justifier, notamment vis-à-vis d'autres secteurs industriels en proie aux mêmes difficultés.

En outre, les règles de l'Union européenne n'autorisent guère les distorsions de concurrence. Malgré la situation actuelle, les experts se veulent optimistes : avec ses structures de recherche performantes, le secteur photovoltaïque allemand a encore beaucoup de cartes à jouer. « Pour le moment, il n'y a pas beaucoup d'innovation ou de recherches en cours car il n'y a plus d'argent à investir », concède Matthias Fawer, de la banque Sarasin. Mais une fois rétabli l'ajustement entre l'offre et la demande, « je suis sûr qu'il y aura un regain de confiance, un nouveau cycle d'innovation ».

Comme beaucoup d'observateurs du secteur, Matthias Fawer veut souligner les points positifs que la crise ne doit pas faire oublier. Grâce à la baisse spectaculaire des coûts de production, le photovoltaïque est devenu compétitif par rapport à d'autres sources de génération d'électricité beaucoup plus vite qu'on ne le pensait. « Et je crois que c'est ce qui compte finalement », souligne Matthias Fawer. « Combien de GWh d'électricité d'origine photovoltaïque, d'origine éolienne, sont produits et à quel prix. Quant à l'industrie, ceux qui survivront seront plus forts que jamais. »

[Article publié sous CC - ParisTech Review ]




L'Inde va se doter de 2 centrales solaires à concentration (250 MW)

L'Inde va se doter de 2 centrales solaires à concentration (250 MW)Le groupe indien Reliance Power a sélectionné la filiale du solaire d'Areva ("Areva Solar") pour la construction en Inde d'une installation d'énergie solaire à concentration (CSP) de 250 MW, la plus grande d'Asie à ce jour.

Le projet s'inscrit dans le cadre du programme indien d'énergie renouvelable prévoyant d'accroître de 20.000 MW la capacité de production d'énergie solaire d'ici à 2022, ainsi qu'une économie annuelle d'émission de CO2 d'environ 557 000 tonnes par rapport à une centrale conventionnelle au charbon.

Dans l'Etat du Rajasthan, Areva construira 2 centrales CSP de 125 MW utilisant la technologie thermique solaire à concentration (CLFR) et fournira des services d'assistance au pilotage du projet. La première centrale du programme Reliance est en cours de construction et sa mise en service commerciale est prévue en 2013.

« Reliance Power est fier d'être l'un des chefs de file pour le développement des énergies propres en Inde. Cette annonce n'est qu'un début. Nous avons hâte de travailler avec Areva Solar et ainsi aider l'Inde à atteindre ses objectifs d'énergie propre grâce à ce type de projet » a déclaré JP Chalasani, Président de Reliance Power.

« Areva se réjouit de participer au programme de développement de l'énergie solaire en Inde et de soutenir l'ambition de Reliance dans les énergies propres. Nous apporterons toute notre expérience afin que l'Inde et Reliance en particulier deviennent des acteurs mondiaux de l'industrie solaire. Après notre succès dans l'éolien en mer en France, ce contrat conforte la stratégie d'Areva dans le domaine des énergies renouvelables » a indiqué pour sa part, Luc Oursel, Président du Directoire d'Areva.

Ce contrat fait suite à un autre remporté en Australie et qui concerne l'installation d'une unité solaire thermique à concentration de 44 MW, couplée à une centrale à charbon à Kogan Creek.

Par ailleurs, suite à un appel d'offres portant sur la construction d'une centrale solaire thermique de 250 MW dans le cadre de la première phase du programme australien Solar Flagships, le consortium auquel appartient Areva Solar a été retenu comme la meilleure offre. Enfin, aux Etats-Unis, Areva a annoncé récemment un partenariat avec Tucson Electric Power pour un projet d'ajout d'une centrale solaire dans l'Arizona.

Au total, Areva Solar a annoncé plus de 500 MW de projets CSP en service, en construction ou en développement.




Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaboration

Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaborationUn accord de collaboration d'une durée de 3 ans a été signé entre la société Axiosun, filiale du groupe Sunpartner et le CEA-Liten dans le but de développer la 2ème génération de centrale solaire photovoltaïque à basse concentration - d'un facteur de concentration inférieur à 100 - au sol.

L'accord signé entend ainsi poursuivre l'accroissement de rendement de la solution Axiosun destinée aux pays à fort ensoleillement tout en procédant à une baisse des coûts. La nouvelle génération de centrale Axiosun vise en effet un coût du kWh produit de 20% inférieur à la solution actuelle.

Ce projet mettra en œuvre des technologies innovantes, très compétitives et couvrira plusieurs domaines liés à la solution Axiosun : cellules photovoltaïques, récepteurs optiques, structure de tracking, environnement thermique. Il mobilisera plusieurs équipes du CEA-Liten sur les sites de Grenoble, de l'INES à Chambéry et de son antenne à Cadarache.

« Tout en restant techniquement simple et robuste, la solution proposée par Axiosun est innovante et présente un réel avantage en termes de coût du kWh produit dans les pays à fort ensoleillement » a annoncé Pierre Joubert, responsable de l'antenne de la direction de la recherche technologique du CEA sur le site de Cadarache. Dans un premier temps, les deux parties collaboreront sur l'amélioration de la variation thermique des modules, les systèmes de miroirs, la qualification des chaines optiques et électriques ainsi que la mesure des performances des modules Axiosun et l'amélioration de leurs caractéristiques.

Axiosun et le CEA-Liten signent un accord de collaboration

« Nous poursuivons avec le CEA et l'INES un objectif commun consistant à développer des solutions photovoltaïques disruptives. Si le solaire photovoltaïque à basse concentration, dit LCPV (Low Concentrated-PhotoVoltaic) est une technologie encore peu développée, bien que connue depuis une vingtaine d'années, ses nouvelles performances et sa compétitivité lui promettent un rôle certain dans l'essor de l'énergie solaire. Axiosun commercialise ses centrales photovoltaïques sous forme de licence industrielle aux opérateurs d'énergie en quête d'une solution locale, évolutive, à faible coût et à haut rendement » a expliqué Philippe Monteillier, directeur général d'Axiosun.

Une nouvelle étape

Ce partenariat avec le CEA permet à Axiosun de franchir une nouvelle étape décisive mais aussi de confirmer la forte capacité d'innovation du groupe Sunpartner comme le précise Ludovic Deblois, son président et fondateur : « mobiliser des partenariats stratégiques pour renforcer notre capacité d'innovation demeure au cœur de la stratégie de Sunpartner et ses filiales. Nous sommes très satisfaits de l'accord entre Axiosun et le CEA, reconnu au niveau international, qui permettra à notre société de s'imposer sur le marché des centrales au sol dans les pays à fort ensoleillement. »

En misant sur la basse concentration (LCPV) plutôt que sur la haute concentration (HCPV), Axiosun a privilégié la fiabilité des composants utilisés, tant au niveau des cellules que des miroirs paraboliques, ainsi que la robustesse et les possibilités d'assemblage offerts par les procédés de fabrication.

La technologie PV à basse concentration
?

Il s'agit de concentrer les rayons solaires à l'aide de miroirs concaves afin d'augmenter l'intensité lumineuse et d'obtenir ainsi un haut rendement énergétique. Ainsi, plus il y a de lumière, plus il se produit de courant électrique. Axiosun est aujourd'hui le seul intervenant français sur le domaine de la « basse concentration ». Les modules photovoltaïques développés par Axiosun ont un pouvoir de concentration de 12 soleils, c'est-à-dire que par rapport à un module photovoltaïque traditionnel, il faut 12 fois moins de cellules photovoltaïques pour produire la même quantité d'électricité.

Perspectives


Dans trois ans, les systèmes à basse et moyenne concentration pourraient remplacer les panneaux solaires classiques sur le marché des centrales au sol dans les pays à fort ensoleillement grâce à un coût du kWh jusqu'à 40% plus faible. En effet, la solution Axiosun a plusieurs atouts : un faible coût de production d'électricité (LCOE), un système évolutif permettant de réaliser une augmentation de la puissance installée au cours de la vie du produit et enfin un modèle axé sur une fabrication locale grâce à des investissements faibles (jusque dix fois moins par rapport à l'industrie classique).

A propos d'Axiosun

Fondée en 2009, Axiosun, filiale du groupe Sunpartner, a pour vocation de fournir des systèmes à concentration.

Cette technologie consiste à installer un dispositif concentrateur entre le soleil et la cellule photovoltaïque permettant d'utiliser des cellules beaucoup plus petites dont le rendement est supérieur à celui d'une cellule classique soumise à concentration.


Dite « basse concentration », cette technologie présente l'avantage de produire une énergie verte compétitive avec les énergies traditionnelles et moins chère que les autres technologies solaires, en faisant une solution parfaitement adaptée pour les pays à fort ensoleillement. Après avoir installé la première centrale photovoltaïque basse concentration française en juillet 2011 à Saint-Cannat (Bouches-du-Rhône) et une centrale à Marrakech (Maroc), la PME française poursuit son développement avec la signature d'un accord de collaboration avec le CEA-Liten. Sa solution Axiosun a d'ailleurs été saluée par un premier prix Classexport. Les perspectives de développement permettent de prévoir 100 MW de génération Axiosun installés dans le monde en 2016. Axiosun emploie aujourd'hui 10 personnes.




"Développer une filière silicium cristallin en rubans minces"

Développer une filière silicium cristallin en rubans mincesDans le contexte de la baisse des prix et de la réduction des coûts de fabrication de modules photovoltaïques, le projet DEMOS veut donner de nouveaux atouts pour une filière silicium cristallin compétitive en France et en Europe.

Le projet vise à porter au stade industriel une technologie photovoltaïque réaliste et compétitive à base de silicium cristallin mince. Il s'agit de la technologie RST (Rapid Storage Technology), dont le principe est le tirage d'un ruban de silicium sur un ruban souple de carbone. Cette dernière a prouvé sa capacité à produire des plaques de silicium multi-cristallin d’épaisseur de 60 à 120µm.

L'objectif maintenant est d'industrialiser cette technologie et de valider les architectures et modes de fabrication des cellules et modules adaptés à ces plaques minces.

Le déroulement


Développer une filière silicium cristallin en rubans mincesCe projet comporte trois secteurs techniques :

1- l'industrialisation du procédé RST pour la fabrication de plaques,
2- la fabrication de cellules PV adaptées à ces plaques de silicium très minces,
3- la réalisation et la certification de modules prototypes.


Une première phase de 18 mois va permettre de valider certains aspects de l’industrialisation (machines multi-rubans, grandes longueurs, structure retenue pour l'industrialisation des cellules).

La deuxième phase du projet, également de 18 mois, permettra de construire des machines « têtes de série » (des démonstrateurs) de la production industrielle et d’en effectuer des tests intensifs en vue de la construction d’une unité de production.

Résultats clés et Avancées pour :

La mise au point de cette technologie « ruban » très productive est intéressant car elle mobilise de nombreuses compétences en mécanique, modélisation, croissance cristalline.

Actuellement, beaucoup de fournisseurs sont français voire de la région Rhône-Alpes.

Il y a donc tout un pôle d’acteurs qui travaillent au développement de cette technologie. À terme un gain de compétitivité permettra de maintenir la production en Europe.

Cette technologie consomme très peu de silicium et présente un temps de retour énergétique particulièrement court.

Application et valorisation

Le projet a pour objectif de préparer la mise en œuvre industrielle du procédé RST et des modes de fabrication de cellules adaptés aux supports minces.




Schott France : "N'enterrons pas trop vite le photovoltaïque !"

Schott France : Depuis plus d’un an, on assiste à une multiplication des annonces de réductions des subventions du secteur photovoltaïque, la mise en place du moratoire en décembre 2010 ayant notamment freiné un marché en pleine croissance sur le territoire français.

Le sauvetage in extremis de Photowatt par EDF et la toute récente faillite d’un des leaders allemands Q-Cells laisse apparaître un marché fortement fragilisé, tant sur le plan national qu’au niveau européen.

Christian Dumbs, Directeur du département solaire chez Schott France propose un analyse de secteur, car selon lui, "le photovoltaïque n'est pas encore mort".

Si on regarde les chiffres de plus près, le secteur a connu une formidable croissance dans le monde en 2011. Selon l’AIE (Agence Internationale de l’Energie) et le SER (Syndicat des Energies Renouvelables), le marché a connu une croissance de +40% avec 27 GW de puissance installée dans le monde l’an passé, dont 68% en Europe. Soit une puissance cumulée de 67,5 GW fin 2011 au niveau mondial, qui devrait atteindre 350 GW en 2020 et 1 800 GW en 2030, pour une production représentant 14% de la consommation mondiale d’électricité (source EPIA).

Toujours selon l’AIE, les ENR pourraient représenter 48% du Mix énergétique en 2050, avec l’éolien en 1ère position, suivi par le solaire (photovoltaïque et thermodynamique).

Si le gouvernement a largement diminué les aides, il n’en reste pas moins qu’il garde comme objectif une part de 23% des ENR du Mix énergétique (défini par le Grenelle de l’Environnement), un taux plus important que le reste du marché européen qui s’en tient à 20%. Les collectivités territoriales ont été motrices dans le développement du solaire photovoltaïque, et la plupart des régions françaises se sont prononcées en faveur du maintien de leur soutien au développement de la filière, permettant notamment de répondre aux objectifs de 20 GW de puissance installée définis par les associations professionnelles SER et Enerplan, avec à la clé la création de 56 000 emplois.

Le moratoire et la baisse des tarifs d’achats de l’électricité photovoltaïque ont été préjudiciables au marché, ne nous voilons pas la face. Le marché du résidentiel est passé de 40% de la capacité installée à 5%, le travail de sensibilisation des particuliers au photovoltaïque ayant été réduit à néant ou presque. Or, la rentabilité d’une installation photovoltaïque reste intéressante du fait de la baisse accélérée du prix des panneaux, rendant l’énergie solaire plus compétitive, malgré la baisse des tarifs d’achat. N’oublions pas non plus que le secteur résidentiel bénéficie toujours en France des tarifs d’achat les plus élevés au monde avec l’Italie pour les installations intégrées au bâti.

Des opportunités de développement sérieuses

Mais il faut toutefois noter que le secteur est aujourd’hui « assaini », laissant sur le marché des acteurs sérieux aux compétences éprouvées. Le photovoltaïque en France est désormais arrivé à maturité, atteignant une taille critique : la puissance installée équivaut à deux réacteurs nucléaires (2,4 GW au 31/12/2011).

Et l’avenir semble moins sombre qu’il n’y paraît. La hausse programmée du prix de l’électricité, de l’ordre de +30% dans les 5 années à venir, liées à l’augmentation du coût du nucléaire et des prix du gaz et du pétrole, rend l’énergie solaire photovoltaïque toujours plus attractive : en effet celle-ci inversement voit son coût baisser grâce aux économies d’échelle et progrès technologiques de l’industrie solaire. Au-delà de ses évidentes vertus écologiques, se profile donc une énergie solaire photovoltaïque compétitive, sans subvention.

Dans un contexte allemand où l’autoconsommation de sa propre électricité solaire devient la règle pour le particulier dans le résidentiel, on peut imaginer que le même schéma se développera sous peu en France.

En attendant, les tarifs d’achat sont aujourd’hui garantis en France pendant 20 ans via EDF au prix fixé au moment de la signature du contrat, avec la possibilité de calculer très précisément le revenu d’une installation photovoltaïque pour les 2 décennies à venir. Au-delà de 20 ans, le propriétaire de l’installation pourra revendre sa production d’électricité à un fournisseur d’énergie ou encore l’utiliser en autoconsommation.

De plus, les nouvelles règlementations sur les bâtiments neufs devraient également permettre de donner sa juste place au photovoltaïque :


- la RT 2012, qui prévoit la généralisation des maisons BBC à partir du 1er janvier 2013, impose une consommation d’énergie primaire maximum de 50KW / m² / an, dont une partie peut être déduite grâce à l’intégration de panneaux solaires.


- Le BEPOS (Bâtiment à Energie Positive), qui vise à partir de 2020 la construction de bâtiments devant produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment, implique de ce fait l’utilisation du photovoltaïque.

Autant d’opportunités de développement qui ne sont pas à négliger. Les entreprises européennes actives sur le secteur ont donc une carte à jouer, sur le marché européen comme sur les pays émergeants que sont par exemple l’Inde, la Thaïlande ou Israël.

Les atouts des fabricants européens sur l’échiquier mondial : point de vue d’un fabricant allemand

Le cas de Q-Cells ne préfigure pas la disparition des acteurs européens. L’expertise et le savoir-faire de ces entreprises présentes depuis de nombreuses années sur le marché du solaire restent un gage de fiabilité et de performance.

N’oublions pas que le marché allemand est précurseur sur le développement de l’énergie photovoltaïque, et que malgré les récentes baisses de subventions de la part du gouvernement, il reste de loin le plus important marché au monde avec une base installée de 23 GW, plus de 2 fois supérieure au 2e pays mondial qu’est l’Italie.

Ainsi, le retour d’expérience sur les performances des panneaux photovoltaïques sur le long terme d’acteurs historiques assure la sécurité de l’investissement et garantit par ailleurs, pour les fabricants les plus sérieux, une installation effectuée dans les règles de l’art, grâce à une formation systématique des installateurs.

De plus, les investissements en R&D sur l’amélioration du rendement des panneaux et les grandes avancées technologiques assurant la réduction de leurs coûts de production, portés par les leaders européens, participent à la rentabilité du secteur, permettant notamment de faire face à la concurrence asiatique et à bas coût.

Malgré cette période tourmentée, le marché du photovoltaïque augure de belles années à venir, quoi qu’on en dise.

Christian Dumbs, Directeur du département solaire chez Schott France


C'est le printemps !

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